Le mot reiki s'écrit avec deux caractères d'origine chinoise. Le premier, rei (靈), désigne l'esprit, le sacré, ce qui est universel et dépasse la personne. Le second, ki (氣), est le souffle, l'énergie vitale que l'on retrouve dans le qi chinois, dans le qi gong ou dans l'aïkido. Ensemble, ils disent « l'énergie universelle de vie ».
Dans la forme ancienne du caractère rei, on distingue trois éléments superposés : la pluie, en haut ; trois bouches, au centre ; et, en bas, une figure humaine, souvent interprétée comme un chaman ou un officiant. L'image est celle d'un appel adressé au ciel pour que la pluie tombe et nourrisse la terre. Ce caractère dit à sa façon ce que « sous l'humus » cherche à dire aussi : ce qui vient d'en haut rejoint ce qui est enfoui, et c'est de cette rencontre que quelque chose repousse.
Nourrir son corps pour apaiser son âme : entre le souffle et la terre, le reiki tient précisément cette place.